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L'orthodontie et la chirurgie orthognathique - Cabinet du Dr Severin, orthodontie Paris

Vous souhaitez faire un traitement orthodontique pour améliorer l’alignement des dents, pour avoir une meilleure occlusion, pour avoir un beau sourire… Votre orthodontiste vous signale qu’une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour arriver au résultat attendu - Le cabinet du Dr Severin, orthodontie Paris -

 

Pourquoi la chirurgie ?

L’orthodontie permet d’aligner les dents et de corriger les défauts d’engrainement des arcades dentaires quand ils sont dus à un mauvais ‘rangement’ des dents les unes par rapport aux autres. Chez certains patients, ces troubles de l’occlusion dentaire ne viennent pas seulement des dents mais sont associés à un décalage des mâchoires. Quand ce décalage des bases osseuses de la face est mineur il peut être corrigé, ou plus exactement compensé, par l’orthodontie mais le décalage dentaire risque de réapparaître au retrait des appareils, nécessitant des systèmes de contention définitifs (fil collé derrière les dents, gouttières en plastique à porter la nuit…). Quand il est plus important, la chirurgie permettra de remettre les mâchoires en bonne position afin de replacer les arcades dentaires en face l’une de l’autre.

 

 

Et les suites opératoires ?


Contrairement à ce que l’on imagine facilement cette intervention est peu douloureuse. La douleur postopératoire est bien calmée par des traitements habituels et au retour à domicile quelques jours après l’opération (entre 2 et 5 jours) les patients n’ont guère besoin que de paracétamol. Dans la plupart des cas, les mâchoires seront  bloquées pendant 1 à 3 semaines après l’intervention. L’alimentation est possible par la bouche avec le blocage et doit être liquide au début puis molle au total environ 1 mois. Le visage est très gonflé après l’intervention. Il faut généralement 10 jours pour que l’œdème se résorbe en grande partie mais le visage reste encore discrètement gonflé pendant quelques semaines. Au réveil de l’intervention, les lèvres sont presque insensibles. La récupération de la sensibilité est souvent lente (plusieurs semaines) et peu, dans rares cas, prendre plusieurs mois.

Comment se passe la chirurgie ?


Selon les cas, il peut être nécessaire de déplacer le maxillaire (la mâchoire du haut), la mandibule (la mâchoire du bas), ou les deux.

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Tout se passe par l’intérieur de la bouche, il n’y a pas de cicatrices à l’extérieur. Le chirurgien va découper l’os du maxillaire et/ou de la mandibule, replacer les bases osseuses dans la position désirée puis stabiliser l’os par des mini-plaques de titane très fines. Ces plaques sont parfaitement intégrées et restent en place à vie la plupart du temps, sans poser de problème particulier. Rarement les patients les sentent en passant un doigt sur la gencive et préfèrent qu’on les retire secondairement.

Est-ce risqué ?

Il ne s’agit pas d’une intervention majeure puisque l’on n’opère pas les organes vitaux (cœur, foie, reins…). Néanmoins, comme dans toute chirurgie, les risques existent et, bien que rares, il faut en avoir connaissance avant de se décider. Outre les risques liés à l’anesthésie (exceptionnels chez une personne en bonne santé), les rares complications locales sont le plus souvent bénignes mais peuvent imposer une nouvelle intervention : saignement, infection, retard de consolidation osseuse… Quand il y a une chirurgie de la mandibule la sensibilité de la lèvre inférieure peut, dans de rares cas, ne pas revenir complètement. En revanche, il n’y a aucun risque d’atteinte de la mobilité.

 

Quelle durée de convalescence ?

Une activité professionnelle ou scolaire normale peut être reprise 3 à 4 semaines après l’intervention, bien que l’alimentation soit encore délicate. Il n’y a pas de contre-indication médicale à travailler à domicile, par exemple, très rapidement après l’intervention mais les activités sociales sont pratiquement compromises pendant la durée du blocage.

Article rédigé par le Dr Séverin-Ducorps et le Dr Thomas Schouman

Article rédigé par le praticien le 29/09/2011